D’autres vies que la mienne

Résumé : 

À quelques mois d’intervalle, la vie m’a rendu témoin des deux événements qui me font le plus peur au monde : la mort d’un enfant pour ses parents, celle d’une jeune femme pour ses enfants et son mari.

Quelqu’un m’a dit alors : tu es écrivain, pourquoi n’écris-tu pas notre histoire?

C’était une commande, je l’ai acceptée. C’est ainsi que je me suis retrouvé à raconter l’amitié entre un homme et une femme, tous deux rescapés d’un cancer, tous deux boiteux et tous deux juges, qui s’occupaient d’affaires de surendettement au tribunal d’instance de Vienne (Isère).

Il est question dans ce livre de vie et de mort, de maladie, d’extrême pauvreté, de justice et surtout d’amour. Tout y est vrai.

L’avis : 

Bon, la vérité pour cette lecture si peu proche de mes habitudes c’est que j’ai choisi ce livre sur ma liste de lecture pour les cours et un peu au hasard parce que le titre me rappeleait vaguement quelques souvenirs des cours de l’année d’avant. L’histoire est autobiographique autant que biographique. Il s’agit du narrateur comme de son entourage.

Au final je n’ai pas été déçue, je l’ai fini en une après-midi. L’histoire est plutôt triste et le résumé un peu vague. Disons que j’ai plus compris le résumé après avoir lu le livre.

Le titre correspond très bien à ce que disait Etienne, un des personnages, pour le projet de ce livre : pour écrire une histoire sur quelqu’un il faut parler de soi et c’est pourquoi on suit le cours de la vie d’Emmanuel sur tout le long. Le lecteur évolue avec lui autour des vies qui s’organisent dans son entourage.

La plus grosse partie de ce récit se concentre majoritairement sur les vies d’Etienne et de Juliette, les deux juges handicapés par les traces d’un cancer. Néanmoins le début se concentre sur les vacances du narrateur et de sa famille au Sri-Lanka, vacances marquées par « la Vague », le Raz-de-marée.

Le style d’écriture est honnête ce qui le rend autant marquant qu’attachant. Il y a des vérités autant connues que tus et c’est ce qui le rend intime. Au total on peut s’attacher sur la vie de 6 couples en détails plus approfondis mais l’auteur mène une enquête qui nous fait remonter chaque arbre généalogique un peu plus loin.

Avec un thème principal sur la mort, le livre peut être décrit comme dur mais pourtant il est passionnant. On s’attache aux éclairs de bonheurs comme aux foudres de malheurs.

La petite citation : 

Auprès d’elle, je sais où je suis. L’idée que je pourrais la perdre m’est insupportable, mais pour la première fois de ma vie, je pense que ce qui pourrait me la ravir ou me ravir à elle, ce serait un accident, la maladie, quelque chose qui nous tomberait dessus de l’extérieur, et pas l’insatisfaction, la lassitude, l’envie de nouveauté.

Quelques infos?

  • 309 pages
  • Emmanuel Carrère
  • Folio
  • 2009

 

 

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