Le cycle de Marie : Faire l’amour

Résumé :

« C’est l’histoire d’une rupture amoureuse, une nuit, à Tokyo. C’est la nuit où nous avons fait l’amour ensemble pour la dernière fois. Mais combien de fois avons-nous fait l’amour ensemble pour la dernière fois ? Je ne sais pas, souvent. »

L’avis:

Faire l’amour est un titre magnifique quoiqu’un peu paradoxal pour une histoire de rupture. C’est l’histoire d’une journée à Tokyo et on assiste à la douloureuse séparation pleine d’incertitudes et de convictions. Deux personnes déchirées et qui se déchire. Et Marie pleure, elle pleure beaucoup Marie parce qu’elle a pleuré lors du premier rendez-vous, quand ils font l’amour, quand il veut et ne veut pas l’embrasser, surtout quand il ne le fait pas et qu’elle ne le comprend pas. L’auteur nous donne ce qu’on nous donne rarement à nous lecteurs : le point de vue de celui qui part, qui décide d’abréger une histoire. Etrangement c’est une lecture qui fait du bien, de voir que ce mal-être existe, que l’autre ne ressent pas rien en partant ou que si l’on part quelqu’un comprendra que ça fait mal aussi. Ce livre rappelle aussi que celui qui part n’est pas toujours en tort mais que parfois ça ne suffit pas juste de s’aimer, qu’en fait l’amour ce n’est pas simple et que même la séparation peut être belle probablement parce qu’elle ressemble à la relation.

Présenté en exposé dans ma classe de littérature l’année dernière par une camarade, je l’ai emprunté dans la semaine qui suivait pour le lire en une soirée. Je l’ai lu et compris, même si je n’étais pas à Tokyo, que je n’étais pas en train de me séparer. Mais étrangement, ce livre m’a quand même apaisé. Il m’a rendu triste aussi, quel livre nous donne dès la première page la fin ? Que c’est une histoire de rupture et que les pages n’y changeront rien ? Pourtant on espère quand même de voir après toute cette douleur une possible guérison, un rattachement… Pour les puristes de l’amour, le seul réconfort qu’on peut y trouver c’est qu’il y a quatre tomes au Cycle de Marie et possiblement une chance dans les autres volumes de voir cette souffrance apaisée…

Je l’ai adoré, réellement.

La petite citation : 

« Marie, dans mes bras, en pleurs, la robe mouillée, les cheveux mouillés, approchait ses lèvres très près de ma bouche et me demandait en tremblant pourquoi je ne voulais pas l’embrasser, et, la gardant dans mes bras, je répondais à voix basse en lui caressant les épaules et les cheveux pour l’apaiser que je n’avais jamais dit ça. Mais je ne l’embrassais pas […]. Et je ne répondis pas, je ne savais que répondre, je me souvenais très bien de la réponse que je lui avais faite alors, mais je ne pouvais pas lui dire maintenant que je ne voulais ni l’embrasser ni ne pas l’embrasser »

Quelques infos ? 

  • Jean-Philippe Toussaint
  • Editions de Minuit
  • 2002
  • Fuir (2ème tome) / La vérité sur Marie (3ème tome) / Nue (4ème tome)
  • 6,80euros

 

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2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. 0rianne dit :

    Je viens juste de poster ma critique de ce livre, et je découvre ton avis sur « Nue ». Puis je vois que tu as lu tout le cycle. Personnellement, je les ai lus dans le désordre 😉 J’ai commencé par « Nue », lu pour un cours de littérature, puis, comme le roman m’avait plu (surtout le personnage de Marie!), j’ai décider de lire tout le cycle en commençant par le début. 😀

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    1. Elie dit :

      J’espère que ça te plaira au moins autant que moi ! Dans l’ordre de préférence ça fait 1,3,4,2 ahah mais le cycle est beau dans son intégralité :3

      Aimé par 1 personne

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