Le cycle de Marie : Fuir

fuir-toussaint

Résumé : 

Pourquoi m’a-t-on offert un téléphone portable le jour même de mon arrivée en Chine ? Pour me localiser en permanence, surveiller mes déplacements et me garder à l’œil ? J’avais toujours su inconsciemment que ma peur du téléphone était liée à la mort – peut-être au sexe et à la mort – mais, jamais avant cette nuit de train entre Shanghai et Pékin, je n’allais en avoir l’aussi implacable confirmation.

L’avis :

Après Faire l’amour, Jean-Philippe Toussaint nous offre Fuir. Cette fois le thème n’est plus la rupture parce qu’on assiste à un bond dans le temps et qu’on revient à un moment où le couple est encore formé. Néanmoins ça ne sera pas concentré sur eux comme le premier tome.

En fait, le roman m’a un peu déçue parce que le premier tome relate de la rupture. Thème peu abordé sous cet angle là, qui donnait une dimension psychologique vraiment intéressante. Ici on nous parle d’une petite idylle du narrateur avec une chinoise, de trafics de drogues… Et de Marie de loin. Leurs retrouvailles ne se font qu’à la fin du volume et c’est le meilleur moment ! (pour moi). Cette relation de haine-amour est incompréhensible et c’est ce qui est beau. On ne la vit pas, alors on ne peut pas comprendre ce qui ne va pas, pourquoi ils ne se quittent pas, pourquoi, pourquoi, pourquoi. Je pense sincèrement qu’aucun des deux ne connaissent la réponse.

J’aurais aimé l’après-rupture et (oui) une remise en couple. Même si je déteste ce couple, que je ne comprend pas Marie et un peu trop le narrateur.  J’aime l’intimité étrange qu’on nous laisse intégrer, peut-être aussi le sentiment de voyeurisme. Pas pour les relations charnelles mais pour les sentiments qu’ils éprouvent. Ce n’est pas souvent qu’on voit les pensées que tout le monde a mais que personne n’ose dire. Et là tout est dit.

Sachant que je veux tout savoir… Je lirais tout et je continuerais pour les deux tomes qui restent… :3

La petite citation : 

Puis, dans la brève hésitation que nous marquâmes l’un et l’autre avant de repartir, nos épaules se touchèrent, s’effleurèrent presque consciemment, s’abandonnèrent l’une à l’autre, il était impossible que ce fût fortuit, nos regards se croisèrent encore et je sus alors avec certitude qu’elle aussi avait été consciente de ce nouveau contact secret entre nous, comme une ébauche, la rapide esquisse de l’étreinte plus complète, de nouveau différée, qui ne tarderait plus.

Quelques infos ? 

  • Jean-Philppe Toussaint
  • Editions de Minuit
  • 7 euros

 

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