Chroniques des vampires T1 : Entretien avec un vampire

74c773ce3cdd8a31a29dbc19620d54ae

Résumé :

De nos jours, à la Nouvelle-Orléans un jeune homme a été convoqué dans l’obscurité d’une chambre d’hôtel pour écouter la plus étrange histoire qui soit. Tandis que tourne le magnétophone, son mystérieux interlocuteur raconte sa vie, sa vie de vampire. Comme l’interviewer, nous nous laissons subjuguer, fasciner et entraîner à travers les siècles dans un monde sensuel et terrifiant ou l’atroce le dispute au sublime. Véritable livre culte, premier volet des désormais incontournables Chroniques des vampires, Entretien avec un vampire renouvelle totalement l’un des mythes les plus riches et les plus ambigus du fantastique.

L’avis : 

Longtemps, j’ai été rebuté par cette collection refourguée dans ma chambre par ma mère. Tout simplement parce que ma mère me l’avait filé ! Quelle fille ingrate non? Je lisais tout ce qui me tombait sous la main, des livres jeunesses aux livres classiques mais pas ce que ma mère me proposait. Pourtant elle a acheté toute la collection pour elle, c’est donc qu’elle aimait bien ça ? Mais que nenni. J’ai refusé pendant à peu près 7-8 ans. Je suis têtue, oui.

Je me retrouve désormais entourée de cette collection à vouloir la lire jusqu’au bout parce que bon, « on ne laisse bébé dans un coin ».

1024210-patrick-swayze-et-sa-replique-culte-620x0-1

Dès les premières pages j’ai été piqué de curiosité. J’avais le reste de la collection sous les yeux, les autres titres à porté de mains et surtout le dernier (enfin nouveau) tome d’Anne Rice qui est sorti il y a peu avec un titre qui me posait problème.

Dans ce premier tome, nous suivons le point de vue de Louis. Qui supporte Lestat du mieux qu’il peut. C’est à dire pas tellement, mais il le tolère. Et la plupart des autres livres porteraient sur Lestat? Je suis donc restée assez suspicieuse sur le déroulement de l’histoire. C’est difficile de lire quand on peut deviner certains événements (un peu rageant aussi je l’avoue).

Pour les personnages et l’histoire, on peut résumer simplement : Louis doit sa nouvelle vie à Lestat pourtant tous les deux arborent une vision très différente du vampirisme avec des personnalités bien distinctes. C’est très manichéen sur le déroulement, Louis est raisonnable et se restreint alors qu’il vient d’avoir accès à un nouveau monde et Lestat tend les bras vers la luxure.

Louis aime le monde, le redécouvre chaque jour et essaye d’en apprendre toujours plus grâce aux livres et ses nouvelles sensations. Il veut comprendre les choses et peut passer plusieurs heures à admirer une oeuvre (ou un chandelier de cristal).

Lestat quand à lui s’obstine à ne pas répondre aux questions, il veut rester maître de toutes choses pour mener une vie de dandy indifférent. Il vit au jour le jour sans se poser de questions, il flotte dans l’existence du temps. Il ne supporte pas l’humanité de Louis mais pourtant il l’a voulu, l’a crée et le garde jalousement. Il invente des prétextes et des contextes pour le faire rester à ses côtés coûte que coûte.

Ce qu’on ne ressent pas vraiment à la lecture du livre, c’est la fascination pour Lestat. On nous l’a décrit et si plusieurs fois Louis la ressent ce n’est que passager. Mais il n’est pas le seul à la sentir et c’est ce point de vue extérieur et lucide que j’ai chéri pendant la lecture.

Si j’ai tilté sur ce petit détail c’est que l’écriture d’Anne Rice est envoûtante. Elle nous transporte au fil des pages et c’est dur de s’en détacher une fois qu’on est lancé. Le point négatif c’est que si on est pas dans l’humeur de lire autant de descriptions on n’aura du mal à s’immiscer dedans.

Une fois qu’on est dedans, c’est comme si on était dans une transe. Notre perception du monde est mélangée à celle des vampires et nous voulons aussi partager cette passivité d’observation qui rend la vie plus tranquille.

J’ai beaucoup aimé ce que j’ai ressenti pendant la lecture et sans hésiter je le recommanderais aux amoureux des choses précises et bien décrites.

La petite citation : 

Je rêvais trop. Je rêvais trop longtemps, dans cette prison qu’était le  navire, dans cette prison qu’était mon corps, ce corps asservi au cycle des jours et des nuis, comme aucun corps de mortel ne l’a jamais été. Finalement, les montagnes de l’Europe orientale accélèrent les battements de mon coeur, porteuses d’espoir, espoir unique que quelque part dans cette campagne primitive nous pourrions apprendre pourquoi, sous le regard de Dieu, cette souffrance avait le droit d’exister – pourquoi, sous le regard de Dieu, elle avait pu commencer et comment, sous le regard de Dieu, elle pourrait finir. Sans ces réponses, je le savais, je n’aurais pas le courage d’en finir moi-même.

Quelques infos ? 

  • Anne Rice
  • Pocket
  • 8 euros
  • 443 pages
  • 2003
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s