Le cycle de Marie : La vérité sur Marie

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Le résumé: 

L’orage, la nuit, le vent, la pluie, le feu, les éclairs, le sexe et la mort. Plus tard, en repensant aux heures sombres de cette nuit caniculaire, je me suis rendu compte que nous avions fait l’amour au même moment, Marie et moi, mais pas ensemble.

L’avis:

Avec joie j’ai reçu mon colis avec les trois tomes manquant du cycle de Marie cette semaine ! Vu que j’avais emprunté Faire l’amour et que cela avait été un coup de cœur, voire une révélation… Il fallait absolument que je l’achète ! Plus le reste de la série évidemment…

De tout ce que j’avais entendu sur la série, Nue est le meilleur tome et après avoir été un peu déçue par Fuir… Je m’attendais à ressentir la même chose en lisant La Vérité sur Marie. Et là… Je suis agréablement surprise ! J’ai adoré ce tome alors que je partais avec quelques préjugés et un peu de réticence…

L’intégralité de l’oeuvre se fait écho à divers endroits, par exemple dans les deux premiers tomes, il y a un passage miroir entre Faire l’amour et La vérité sur Marie, le premier étant du point de vue du narrateur et le second de Marie… Et la fin de Fuir est similaire à La vérité sur Marie étant donné que cela se passe sur l’île d’Elbe, dans le domaine Montalte.

J’ai retrouvé ce sentiment si particulier du premier tome dans celui-ci, on sent une atmosphère et une tension étonnante. Les deux protagonistes s’aiment toujours, ne peuvent pourtant presque plus se supporter. C’est très intime comme ambiance car on ne fait pas que suivre la vie du narrateur : on suit son chemin de pensée, sa réalité dans la vie de Marie, toujours absent et pourtant présent.

Le protagoniste est totalement impuissant dans son quotidien, que ça soit dans ses moments partagés avec Marie mais aussi loin d’elle. Il devient spectateur et c’est en ça que l’on sent qu’ils ne peuvent plus s’aimer correctement. Marie est muette, sinon elle crie ou parle, à des éclairs de haine. Et lui, ne dit rien, la laisse faire, reste passif. On ressent la déchirure qu’il y a entre les deux. Pourtant cela reste très lyrique et on sent une complicité hors du commun. Parce que le narrateur connait la vérité sur Marie.

Je suis toujours étonnée des notes qu’il reçoit sur Livraddict parce que le lyrisme de l’auteur est prenant, tout comme son honnêteté. C’est la beauté des sentiments de tristesse, des sentiments d’espoir aussi. On ne sait jamais vraiment où l’auteur se situe entre le déni de ses sentiments pour Marie et son amour. S’il l’aime ou s’il peut vivre sans elle. Le livre si finit sur une part d’optimisme alors on peut y croire un peu plus…

La petite citation:

Marie, et son goût épuisant pour les fenêtres ouvertes, pour les tiroirs ouverts, pour les valises ouvertes, son goût pour le désordre, pour le bazar, pour le chaos, le bordel noir, les tourbillons, l’air mobile et les rafales.

Quelques infos ?

  • Jean-Philippe Toussaint
  • Editions de Minuit
  • 218 pages
  • 7 euros
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