La balade de l’impossible

51zT1QkDARL._SX303_BO1,204,203,200_

Résumé

Dans un avion, une chanson ramène Watanabe à ses souvenirs. Son amour de lycée pour Naoko, hantée comme lui par le suicide de leur ami, Kizuki. Puis sa rencontre avec une jeune fille, Midori, qui combat ses démons en affrontant la vie. Hommage aux amours enfuies, le premier roman culte d’Haruki Murakami fait resurgir la violence et la poésie de l’adolescence.

L’avis

(L’origine du titre du roman !)

Ce livre est un prêt que j’ai beaucoup apprécié. Je crois même qu’il a fait évoluer mon rapport à la lecture parce que je commence à beaucoup réfléchir sur ce que je lis et celui-là semble tomber dans une période assez déprimante de ma vie de lectrice. Même si c’est un regard objectif qui dit ça, parce que mes lectures je les apprécient beaucoup. Après c’est vrai que je ne sais pas pourquoi mais ça parle soit de suicide soit d’histoires de cul. Manque de bol, on a les deux ici. Enfin manque de bol pour le suicide surtout.

J’ai eu un sentiment particulier en lisant ce livre que j’ai mis un certain temps avant d’identifier. En fait, cette lecture m’a rappelé le Cycle de Marie dont je sors à peine, et pour cause, Jean-Philippe Toussaint nous écrit à la façon japonaise. Une littérature du vide où tout arrive. J’ai souvent l’impression de survoler les sentiments quand je lis ce genre de livres. C’est difficile à décrire parce qu’on a l’impression d’être un spectateur de la vie du narrateur mais que lui aussi est un spectateur, il est impuissant ou indifférent, on ne sait jamais comment le décrire. C’st un phénomène que j’apprécie, parce qu’on flotte dans la vie même si c’est pas toujours facile et qu’au moins il n’y a pas de bonnes raisons à avoir pour faire des sauts dans le temps vu que le temps lui aussi semble irréel, comme un rêve.

Tout le long du roman, je n’ai pas cessé d’être admirative mais aussi mal à l’aise vis à vis des japonais. Ils ont (ou tout du moins avaient, je ne suis pas une experte) une façon de vivre incroyablement différente des occidentaux. Ce que j’admire le plus, c’est le respect qu’ils ont à toute épreuve. Parfois, il y a juste une trop grande franchise qu’on a du mal à accepter et qui sont totalement et illogiquement, logique. Comme Midori et ses fraises.

tumblr_m61227vC0S1qeezxio1_250.gif

Bon j’avoue aussi que j’ai mis quelques heures à comprendre la fin mais je suis un peu longue à la détente quand tout n’est pas clairement expliqué (est-ce-que quelqu’un peut me dire si c’est un rêve ou pas à la fin d’Inception et si Natalie Portman a buté quelqu’un ou pas finalement dans Black Swan ? ). Par contre, une fois que j’ai compris la fin j’étais soulagée, tout faisait sens, une jolie petite boucle, bouclée. J’aurais aimé en savoir plus mais les auteurs sont parfois un peu trop sadiques pour nous laisser le plaisir d’avoir la fin que l’on souhaite après plusieurs centaines de pages à nous attacher à des personnages.

C’était une très belle lecture, pleine de parfaitisme, avec Watanabe. J’aime bien quand tout est carré comme sa vie (un peu grâce au facho) même s’il est parfois tête en l’air (je ne pourrais lui faire aucun reproche de son côté lunatique, même si Midori a pas trop aimé). J’ai un peu moins aimé l’omni-présence du suicide. Beaucoup trop de gens se suicident dans ce livre ! Mais après est ce que c’est la faute de l’auteur qui a insisté sur ce point ou est ce que c’est tout simplement trop ancré dans les moeurs des japonais ? Je ne saurais le dire même si j’ai bien peur que ça soit les japonais.

Je pense que je vais me regarder le film prochainement !

La petite citation

Pourquoi ? s’écria t-elle avec colère. Tu n’es pas un peu fou ? Tu connais la forme conditionnelle en anglais, les progressions arithmétiques, tu lis Marx, et tu ne comprends pas ça ? Pourquoi est ce que tu me poses la question ? Tu veux absolument que ce soit moi, une fille, qui te le dise? C’est forcément parce que je t’aime plus que lui. J’aurais préféré tomber amoureuse de quelqu’un d’un peu plus beau, mais je n’y peux rien, puisque je suis amoureuse de toi.

Quelques infos ? 

 

  • Haruki Murakami
  • 10/18
  • 8,40 euros
  • 445 pages
Publicités

2 réflexions sur “La balade de l’impossible

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s