LoveStar

Résumé

Face à la soudaine déroute de toutes sortes d’espèces volantes, le génial LoveStar, vibrionnant et énigmatique fondateur de l’entreprise du même nom, invente un mode de transmission des données inspiré des ondes des oiseaux, libérant d’un coup l’humanité, pour son plus grand bonheur, de l’universelle emprise de l’électronique. Et développant au passage quelques applications aussi consuméristes que liberticides… Avec des hommes et des femmes ultra connectés payés pour brailler des publicités à des passants ciblés, le système ReGret, qui permet « d’apurer le passé », ou le rembobinage des enfants qui filent un mauvais coton. Autre innovation, et pas des moindres, en faveur du bonheur humain : les âmes sœurs sont désormais identifiées en toute objectivité par simple calcul de leurs ondes respectives.

Quand Indriði et Sigríður, jeunes gens par trop naïfs et sûrs de leur amour, se retrouvent « calculés », ils tombent des nues : leur moitié est ailleurs. Les voilà partis, Roméo et Juliette postmodernes contrariés par la fatalité, pour une série de mésaventures cocasses et pathétiques, jusqu’à ce que leur route croise celle de LoveStar lui-même, en quête de son ultime invention…

L’avis

Ce joli livre m’a fait de l’oeil en librairie, la couverture était bien sympas du coup… je l’ai acheté ! Le résumé m’a convaincue avec son côté SF que j’aime chaque jour un peu plus.

Et j’avoue que je ne suis pas tombée sur ce que j’attendais. Une histoire beaucoup plus légère que ce que mon inconscient m’avait prédit. Je pensais à un univers assez sombre voire dramatique et pas du tout. Pourtant la quatrième de couverture nous y préparait bien mais il fallait sortir du schéma classique de SF parce qu’il est bien au dessus de ça.

Nous avons plusieurs protagonistes qui s’enchainent dans un monde qui peut sembler assez utopique (enfin moi ça me fait rêver) même si quelques « détails » peuvent être perturbants ou tout simplement horribles. Comme les aboyeurs par exemple. Je sais pas si vous avez vu How to get away with murder mais on a parfois le même procédé : on sait la fin mais on ne sait pas comment ni pourquoi.

Notre cher LoveStar peut tout aussi bien faire penser à Snow parfois dans Hunger Games alors qu’il se trouve en être l’exact opposé mais je n’arrivais pas à me détacher cette image physique de ce grand chercheur de celle de l’infâme sans coeur. Du coup, on peut avoir un milliard de références, vous l’aurez compris, avec ce livre ! Probablement que la plus importante est 1984 (forcément) parce qu’un monde futuriste et utopique / dystopique, on y vient rapidement. Surtout s’il s’agit de deux amants que le monde  veut séparer et qui se sentent injustement à leur place dans la société.

Il y a quand même quelques points négatifs. Le personnage éponyme LoveStar dirige une entreprise du même nom et pour toutes ses succursales il met Love. C’est très dérangeant parce qu’inLove encore ça passe mais LoveMort ou LoveOil… Bof. Il est juste un peu fou en plus d’être inventif et créatif. J’ai eu un peu de mal à situer l’action aussi, de savoir si c’était un nouveau monde ou pas et en fait non, c’est le même et tout se passe en Islande. Mais j’étais partie trop loin dans l’imagination de mon monde futuriste…

Ensuite, nous avons notre couple, dont le monde entier s’acharne contre eux. D’ailleurs l’explication sera un peu bâclée à la fin… Enfin bref. Nos deux tourtereaux représentent le contraire que ce que le monde est devenu, ils sont tactiles quand tout le monde est sans fil et ne veulent pas suivre les diktats des sociétés de LoveStar, mais sans faire d’émeutes : ils sont juste amoureux et inoffensifs.

Je ne sais pas trop quoi dire de plus. J’ai un peu de mal à écrire et bien formuler vu que ça fait quelques temps que je n’ai pas écrit et lu tout simplement aussi. En somme, j’ai apprécié cette lecture teintée d’humour mais ce n’était pas un coup de coeur ! C’était léger et décalée, ce qui change de ce qu’on peut voir habituellement et c’est pour ça que je peux le conseiller sans mal !

Petit bonus : j’adore les couvertures Zulma et c’est celle du grand format. J’avais jamais lu de romans islandais non plus, grande première.

La petite citation

Ils ne se nourrissaient pas uniquement de paroles, mais aussi de silence. Quand ils se taisaient, le moment était si riche, si plein et si intense que lorsque l’un d’eux prononçait un mot ou une phrase, c’etait toujours afin de completer la pensée qui traversait l’esprit de l’autre

Quelques infos ? 

  • Andri Snaer Magnason
  • J’ai Lu / Zulma
  • 8 euros
  • 382 pages

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s