Ça raconte Sarah

L’amour avec une femme : une tempête.

Le livre : 

Ça raconte Sarah, sa beauté mystérieuse, son nez cassant de doux rapace, ses yeux comme des cailloux, verts, mais non, pas verts, ses yeux d’une couleur insolite, ses yeux de serpent aux paupières tombantes. Ça raconte Sarah la fougue, Sarah la passion, Sarah le soufre, ça raconte le moment précis où l’allumette craque, le moment précis où le bout de bois devient feu, où l’étincelle illumine la nuit, où du néant jaillit la brûlure. Ce moment précis et minuscule, un basculement d’une seconde à peine. Ça raconte Sarah, de symbole : S.

Ça raconte Sarah, ça raconte l’amour et ça raconte la douleur. C’est un livre vraiment indescriptible. Ça va faire une semaine et je m’en suis toujours pas remise.

Le livre partait sur quelque chose de vraiment pure et puis tout d’un coup, c’est parti en vrille.

J’ai acheté ce live pour un simple petit panneau dans une librairie « Avez-vous déjà aimé à ce point? ». Le « aimé » était en souligné trois fois. J’adore les histoires d’amour qui changent, qui sortent des normes. J’ai vraiment été servie pour le coup !

Le livre tourne autour d’une jeune femme qui vit une vie tranquille mais pas passionnante. Elle a une fille, jamais nommée, « l’enfant », qui vit par intermittence chez elle. Un compagnon, qui « l’accompagne » au quotidien mais rien de plus. Un travail qu’elle débute dans un nouveau lycée en tant que prof. Et puis elle va à un nouvel an, elle rencontre Sarah.

Ni l’une ni l’autre ne savent pourquoi mais elles se revoient, elles se rapprochent et finalement tombent amoureuses. C’était pas prévu, elles ont jamais connu ça avant, une femme. En plus, la protagoniste n’a pas apprécié Sarah au premier abord, elle l’a trouvait trop « vivante » et le livre insistera bien la dessus, sur cette vivacité chez Sarah. C’était cruel parce que dès le premier chapitre on nous balance un crâne chauve et une fatigue et tout le livre reposera sur l’attente de l’amour, de l’annonce. Vraiment, autour de quoi le livre va t-il tourner ? La maladie ou l’amour ? Comme si nous avions une épée de Damoclès au dessus de la tête, on tourne les pages en attendant la réponse.

Je suis pas très à l’aise avec ce genre de sujets mais c’est vrai que certains aiment aborder ce genre de thèmes par la lecture, j’ai pas eu envie de lire Nos étoiles contraires alors que pleins de gens l’ont adoré. Donc une fois qu’on a acheté son livre, qu’on finit le premier chapitre (qui dure 5 pages à tout casser), on se demande si on continue ou pas. J’ai continué et j’ai vraiment bien fait de continuer cette lecture.

Pourtant, elle m’a déchiré le coeur.

La prose de l’auteure est magnifique, elle décrit tellement bien les sentiments qu’il est impossible de ne pas les ressentir, l’amour violent et ses conséquences. On le ressent dans le ventre, cet amour et on évolue avec les hauts et les bas.

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C’est un livre que j’aurais beaucoup de mal à relire et je ne pense pas que je le relise un jour à vrai dire. Par contre je sais que je m’en rappellerais.

Je me souviens de ça, de la vie suspendue, de cette vie mise sur pause, où j’étais en apnée, en apesanteur. J’attendais, oui. Je flottais, à travers les jours passaient, je flottais en essayant de faire comme si de rien n’était. Je me réveillais avec la nausée et j’étais fatiguée au milieu de la journée, d’une fatigue impossible, terrassante, comme si c’était moi qui étais partie au Japon.

Quelques infos ? 

  • Pauline Delabroy-Allard
  • Editions de Minuit
  • 15 euros
  • 192 pages
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Le brocart

Le livre :

Par le plus grand des hasards un homme et une femme autrefois mariés, puis séparés, se sont revus. En l’espace d’un an, ils vont tisser et retisser leur histoire d’amour dans une correspondance faite de confessions, de volte-face, de mensonges, d’enthousiasme. Mais le passé, le présent, l’avenir se rejoignent et leurs lettres nouent entre eux un nouveau destin. Ce roman surprenant de délicatesse est l’histoire de la vie d’un homme et d’une femme s’exposant au vent qui souffle vers l’avenir.

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La trilogie du rempart du sud

Tome 1 : Annihilation 

Toute cette région était désertée depuis des décennies, pour des raisons qui ne sont pas faciles à raconter. Notre expédition était la première à entrer dans la Zone X depuis plus de deux ans et la majeure partie de l’équipement de nos prédécesseurs avait rouillé, leurs tentes et abris ne protégeant plus de grand-chose. En regardant ce paysage paisible, je ne pense pas qu’aucune d’entre nous n’en voyait encore la menace. »
La zone X est coupée du monde depuis des décennies. La nature y a repris ses droits. Quelques vestiges de civilisation subsistent dans une faune et une flore luxuriantes.
La première expédition décrit une contrée idyllique. La deuxième s’achève sur un suicide de masse. Les membres de la troisième expédition s’entretuent, ceux de la onzième reviennent amorphes et succombent à un cancer foudroyant. Nous suivons la douzième, composée de femmes. Leur mission : cartographier le terrain et ne pas se laisser contaminer par la zone X.

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Gilead

Le livre :

En 1956, sentant sa fin prochaine, le révérend John Ames rédige à l’attention de son très jeune fils une longue lettre.
Seul héritage que sa pauvreté matérielle l’autorise à transmettre. Ames a lui-même pour père un prêcheur de l’Iowa et pour grand-père un pasteur engagé, durant la guerre civile. clans la lutte pour l’abolition de l’esclavage. En rapportant les tensions dont il fut le témoin entre l’ardent pacifisme de l’un et l’activisme parfois pour le moins belliqueux de l’autre, le révérend Ames tisse, au fil des pages, le motif du lien sacré qui, entre tendresse et inévitables conflits, unit les pères aux fils.

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La petite lumière

Résumé :

«Je suis venu ici pour disparaître, dans ce hameau abandonné et désert dont je suis le seul habitant» : ainsi commence La Petite Lumière. C’est le récit d’un isolement, d’un dégagement mais aussi d’une immersion. Le lecteur, pris dans l’imminence d’une tempête annoncée mais qui tarde à venir, reste suspendu comme par enchantement parmi les éléments déchaînés du paysage qui s’offrent comme le symptôme des maux les plus déchirants de notre monde au moment de sa disparition possible. L’espace fait signe par cette petite lumière que le narrateur perçoit tous les soirs et dont il décide d’aller chercher la source. Il part en quête de cette lueur et trouve, au terme d’un voyage dans une forêt animée, une petite maison où vit un enfant. Il parvient à établir un dialogue avec lui et une relation s’ébauche dans la correspondance parfaite des deux personnages. Cette correspondance offre au narrateur l’occasion d’un finale inattendu. La petite lumière sera comme une luciole pour les lecteurs qui croient encore que la littérature est une entreprise dont la portée se mesure dans ses effets sur l’existence.

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World of Warcraft 1 : Traveler

Le livre :

Aram, 12 ans, a été abandonné par son père, Greydon, quand il était enfant. C’est dire s’il voit son retour d’un très mauvais œil… D’autant que Greydon l’embarque sur son bateau sans lui demander son avis. Là, Aram doit tout apprendre, sous la houlette d’une jeune fille particulièrement désagréable, Makasa.

Mais l’équipage est attaqué par une bande de pirates. Aram et Makasa, réfugiés sur un canot de sauvetage, échouent sur une côte sauvage. Seuls survivants, ils décident de prendre la route ensemble, guidés par une étrange boussole. Greydon l’a léguée à son fils, avec une mission : ne jamais s’en séparer. Mais elle ne désigne pas le Nord… Alors où les mène-t-elle?

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Kokoro

Le livre :

Koichi et sa soeur, Seki, tentent de se reconstruire après la mort de leurs parents dans un accident lorsqu’ils étaient adolescents. Tandis que Seki se réfugie dans sa vie professionnelle, Koichi, fuyant la réalité, est absent du monde. Mais lorsque ce dernier apprend que sa soeur va mal, il décide d’agir pour que tous deux puissent renouer avec kokoro, le bonheur enfoui de leur enfance.

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